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Une visite d'État du Premier ministre arménien Nikol Pashinyan en Iran a débouché sur un accord de coopération entre les deux pays sur le transit éventuel du gaz iranien à la Géorgie via l'Arménie. Mais ce projet pourrait-il doubler le transit du gaz russe?

Selon le site la nouvelle d'Arménie, si cet accord est entré en vigueur, il provoquerait la colère des Américains. En cas de la mise en application de cet accord, le risque de conflit opposant l’Arménie et la Géorgie  aux  États-Unis sera grand dans la mesure où le projet contourne les sanctions contre l’Iran.

Cette initiative a été présentée par le président iranien, Hassan Rohani lors d’une conférence de presse conjointe du 27 février à Téhéran avec le Premier ministre arménien, Nikol Pashinyan. 

« Nous sommes également prêts à lancer une coopération tripartite en vue d’exporter du gaz vers la Géorgie. », a déclaré le président iranien. Et le Premier ministre arménien a réaffirmé : « L’Arménie est prête à coopérer avec l’Iran et à devenir un pays de transit du gaz iranien ».

La mise en place, a-t-il expliqué,  d'un corridor énergétique revêt également une grande importance, tant au niveau bilatéral et régional qu’international. " L'éventuelle exportation de gaz iranien vers la Géorgie a été évoquée pour la première fois en 2016, par National Iranian Gas Company (NIGC). Si ce projet est mis en œuvre, le marché gazier géorgien, qui est sous la maîtrise de l'Azerbaïdjan, connaîtra un rival sérieux : l’Iran. Actuellement la Géorgie est entièrement approvisionnée en Azerbaïdjan, pays allié des Etats-Unis. Si le gazoduc iranien est lancé la situation pourrait être bien différente. En effet, techniquement parlant, le transit de gaz iranien vers la Géorgie via l'Arménie est bien possible, car des pipelines disposent d’une capacité de réserve suffisante pour relier les trois pays, ajoute le site.

Et la Russie ?

Mais ce gazoduc risque aussi de ne pas déplaire qu'aux Américains. "Le gazoduc géorgien-arménien fait partie d'un pipeline qui existait depuis l'ère soviétique qui fournit actuellement du gaz russe à l'Arménie. Si ce plan est mis en œuvre, l’un des moyens consiste à réduire les exportations de gaz russe en Arménie et à exporter du gaz iranien vers l’Arménie. Dans ce cas, l'Arménie pourra réduire sa dépendance envers la Russie. Mais il existe d'autres voix qui pourrait tout bonnement impliquer les Russes. En théorie, les échanges gaziers entre l'Iran et la Géorgie pourraient également être gérés par un accord d'échange, aux termes duquel la Russie fournirait un volume donné de gaz à la Géorgie et l'Iran fournirait le même volume à l'Arménie en échange.  C'est un projet commun qui saurait potentiellement anti-sanction US : En tant que tel, les importations de gaz arménien en provenance d'Iran dans le cadre de l'accord de troc existant sont exemptées des sanctions américaines et les transactions d'échange de gaz géorgien pourraient également être exclues".

 

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